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Unbelievable Truth
France / by Laurence Boisnard
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Le Monde.. / Rock Sound.
Stone Ep
Tel frère, tel frère ? 
Pour ce qui est du talent 
et de je-ne-sais-quoi de mélancolique qui se
dégage de ces quatres
morceaux, on aurait
tendance à répondre par l'affirmative. Mais là où
Thom Yorke et Radiohead choisissent la carte de l'électicité, Andy Yorke
- le benjamin - et 
Unbelievable Truth optent pour les guitars acoustiques...Quatre nouveaux titres pour un secand single qui pourrait évoquer le premier
Sundays, les oubliés
Hugo Largo ou les déduts de REM. Délicatement renversant.
(Christophe Basterra 4/6 Rock Sound n°58 mai 1998)
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"Sur scène comme 
dans la vie, ce type a toujours l'air de s'excuser d'etre là, donnant systématiquement l'impression qu'il serait plus à l'aise ailleurs"
  • Interview Nigel Powell by L. Boisnard

  • Español e ingles (English & Spanish)
    Paris 28-1-99 by Laurence Boisnard
    Paris "Café de la danse" review
    Inrockuptibles
    Almost here "Album du mois"
    Rockmixer
    Aden (du 27/01 au 02/02 1999)
    L'autre Yorke brille aussi. . Ne parlez pas à Andy Yorke - leader d'Unbelievable Truth - de son Radiohead de frère : ses chansons crépusculaires n'ont besoin du soleil de personne. . Evacuons d'emblée le sujet : oui, Andy Yorke, chanteur d'Unbelievable Truth, est le frère de Thom, Radiohead en chef. Et alors ? Inutile d'aborder le sujet, depuis qu'il a claqué la porte au nez d'un journaliste indélicat demandant des nouvelles de son ainé. Car Andy est bien décidé à imposer son prénom et ses chansons à lui. . Question grand frère, ce serait plutôt Nigel, son batteur-arrangeur-meilleur ami, qui en ferait office. dans les coulisses de l'Abordage, la salle de concert d'Evreux où le groupe débute sa tournée française, Andy Yorke, enfoncé dans son siège, se tortille, rougit et s'excuse presque d'être là. Qu'importe Nigel parle pour quatre : "J'ai joué dans des tas de groupe sans qu'il ne se passe rien, jusqu'au jour où Andy est arrivé avec deux chansons, qui nous ont encouragés à écrire ensemble." . Les deux compères se sont rencontrés sur les bancs de l'école d'Abingdon, près d'Oxford. Tandis que Nigel rêve de jouer du rock, Andy officie à la chorale de l'école : "J'y ai chanté pendant six ou sept ans, raconte-t-il, sans jamais considérer cela comme un don, juste parce que j'aimais ça. A 20 ans, j'ai eu envie de chanter mes propres chansons." . Ce qu'Andy ne dit pas, c'est qu'il manque alors de beaucoup trop d'assurance pour espérer un jour vivre de sa musique. Alors, il poursuit des études de littérature russe tandis que le trio (Jason les a rejoints à la basse) se batise Unbelievable Truth, en référence au film de Hal Hartley. . En 1995, à la veille de signer son premier contrat avec un éditeur, Andy répond aux abonnés absents. "Je ne me sentais pas prêt, alors je me suis évadé. Je suis retourné en Russie pendant plus de six mois, où j'ai travaillé en tant qu'interprète. En fait, j'avais besoin de me prouver quelque chose." là où tant d'autres lui en auraient voulu à vie, andy peut compter sur Nigel : "Je comprenais parfaitement ses raisons. Rétrospectivement, ça été une chance pour le groupe : ça nous a permis de savoir vraiment ce que l'on voulait faire, parce qu'à partir du moment où Andy est revenu, les choses sont allées très vite." Sans fioriture ni compromis d'aucune sorte, les belles chansons crépusculaires de l'album "Almost Here", inspirées des murmures du REM des débuts ou encore de Talk Talk, ont fait de ce trio discret la coqueluche de l'Angleterre. sans que les liens de parenté ou les lois de la génétique n'y soient pour quoi que ce soit... . (Olivier Nunc)
    Unbelievable Truth à Nulle Part Ailleurs. Ils ont joué Settle Down, mais surtout, ils étaient cinq : Andy, Nigel, Jason et Jim et en plus une autre personne aux claviers. Cela étoffe leur son. Le clavier s'appelle Richard. Nigel a envoyé des messages la semaine dernière : "Richard who used to tickle the ivories for Dodgy, and is now a full-time esconsee in The Bluetones". Je me demande si ils seront aussi cinq à Paris. A propos du concert du 28 janvier, la première partie sera assurée par "Statics", un groupe français un peu dans le même style. Enfin, en fait de groupe, c'est une seule personne.(L. Boisnard)
    http://www.cplus.fr/html/npa/netcam.html C'est une netcam branchée 24h sur 24. On peut même voir les répétitions. Sinon à partir de la page du sommaire http://www.cplus.fr/html/npa/npa1/invites/invitejour.html , on peut rechercher les groupes qui sont déjà venus : Radiohead venu les 24/11/93, 25/04/95, 14/11/95, 15/09/97 et UT venu le 07/05/98. Il y a même une petite biographie sur UT http://www.cplus.fr/html/npa/npa1/invites/dejavenus/groupes/bio/unbelievable
    Unbelievable Truth (http://www.inrockuptibles.com)
    Le groupe de l'autre musicien de la famille Yorke, Andy, ne cache rien de ses influences, ni de ses principales sources d'inspiration. Pour cette fois encore, il a accepté de répondre aux questions concernant ses rapports avec son frère, Thom, et les differences majeures entre Radiohead et Unbelievable Truth. Après la saison des festivals, comptez vous vous lancer dans une tourne française? Oui, nous reviendrons en novembre pour une tourne de six ou sept dates en France. La plupart de vos chansons affichent ouvertement une souffrance et de la tristesse. Est-ce que cette ambiance mélancolique provient de ton séjour en Russie ou au contraire de ton retour en Angleterre ? Une chanson est souvent le fruit de l'humeur et des sentiments qui t'animent lorsque tu la composes. Bien sûr, celles qui ont été écrites pendant le séjour en Russie ont un ton particulier, mais je ne pense pas qu'elles aient une relation avec la souffrance, je pense qu'elles parlent plutôt de sensations extrêmes qui t'envahissent lorsque tu vis ce genre d'expérience. Tu es pleinement exposé et tu prends toutes les choses auxquelles tu te confrontes de manière extrême, directe. A l'identique, il a été très difficile de revenir chez moi après dix années de voyage, de retrouver les lieux ou je jouais quand j'étais môme, mes repères, les endroits que je traversais quand je revenais de l'école. Mais là encore, je ne pense pas que la souffrance soit l'élément dominant. Lorsque vous étiez gamin, Thom et toi jouiez-vous ou composiez vous des chansons ensemble ? Non, jamais. Nous étions tous les deux fans de musique, mais nous n'avons jamais joué, ni écrit quoi que ce soit en commun. N'as-tu pas peur qu'il arrive à Unbelievable Truth la même chose qu'a Radiohead, être pris dans un tourbillon médiatique trop lourd à porter? Nous avons notre trajectoire et aujourd'hui je ne pense pas qu'elle soit sur les mêmes sentiers que celle de Radiohead. S'il nous arrive d'avoir un succès équivalent, nous le gèrerons à notre manière, avec nos désirs, l'important pour nous sera de toujours faire ce dont nous avons envie. REM et American Music Club sont-ils des influences majeures pour vous ? American Music Club a peut-être joué une petite influence sur Unbelievable Truth, mais trop mineure pour que je puisse la définir, je ne connais que deux albums d'American Music Club. En ce qui concerne REM c'est différent. Je les revendique comme une influence majeure dans mon inspiration et dans la musique d'Unbelievable Truth. Le déclic s'est produit lors de leur tournée pour l'album Green . Voir Michael Stipe sur scène pouvoir chanter seulement accompagné d'une basse et créer ces atmosphères intimistes incroyables a été un réel choc pour moi. 
    Infonie retransmet cette interview en version audio sur son site www.infonie.fr 
    La Route du rock
    [...] La nuit tombée c'est au tour d'Unbelievable Truth d'égrener ses ballades d'une pureté éblouissante. Andy Yorke offre un "Who's to know" -inédit- riche et sincère qui se fait soudain hargneux. Le public breton frissonne. Peut-etre la révélation de ce festival. [...] Le Monde (mardi 18 aout 1998, signé Olivier Ubertalli)
    set list de La route du Rock : -Forget about me -Settle down -Same mistakes -Building -Higher than reason -Shed your skin -Who's to know -Stone -Finest little space -Solved -Almost here
    Unbelievable Truth pop le 11 juin au Café de la danse
    Dans la famille Yorke, il semblerait que l'on ne soit pas avare de génies. Non contents d'avoir donné naissance à Thom, leader des essentiels Radiohead, monsieur et madame Yorke ont aujourd'hui l'honneur de vous présenter leur deuxième fils, Andy. Ayant eu le bon gout de ne pas marcher betement sur les traces impressionnantes de son ainé, Andy s'illustre au sein d'un trio à la dénomination héritée d'un film de Hal Hartley. Unbelievable Truth est un groupe précieux, tout en retenue, qui vient de livrer avec "Almost here" un recueil de chansons bouleversantes de justesse et de modestie.
    Aden du 10 au 16 juin 1998 (supplément du Monde et des Inrockuptibles sur l'actualité de la semaine à Paris)
    *Sur le site des Inrockuptibles http://www.inrockuptibles.com/Pages/Acturock/index.html, il y a une présentation des titres de "Almost here" de Unbelievable Truth avec trois extraits en RealAudio : Same mistakes, Building et Higher than reason. Il y a aussi une présentation de "White magic for lovers" de Drugstore avec un extrait de El President.
    *Avec la sortie de l'album et les quelques dates qu'ils vont faire en France, on parle beaucoup de Unbelievable Truth dans la presse française, et en bien ! Au contraire du NME qui semble avoir décidé de les descendre. En plus, la presse rock française bouge : un nouveau magazine est apparu (du meme type que Rock&Folk, et avec d'ancien journalistes de celui-ci). Le magazine s'appelle Rockmixer et dans le numéro 1, il y a une interview de Unbelievable Truth, et une bonne critique générale.
    *J'ai aperçu un article du NME sur Unbelievable Truth dans lequel il était mentionné qu'ils feraient bientot la première partie de Smashing Pumpkins à Paris. Les Smashing Pumpkins seront à Paris le 4 juin au Palais des Sports, mais je n'ai pas réussi à me faire confirmer qui faisait la première partie. J'ai pris un billet, ça sera quand meme une bonne soirée. Mais si c'est exacte, ce sera une étrange expérience pour UT. Le public des deux groupes est assez différent, et faire une première partie est toujours très difficile.
    *Unbelievable Truth sera à l'affiche d'un festival en France cet été : "La route du Rock" qui se déroule les 14, 15 et 16 aout à Saint-Malo (en Bretagne). Ils joueront le 15, juste avant Portishead. Sources : Bernard Lenoir et Les Inrockuptibles. Et Spiritualized jouent le lendemain. 
    Dans les charts des meilleurs ventes des magasins FNAC, "Almost here" est classé 35ème pour sa première semaine. Parmi les 5 albums favoris des Inrockuptibles en ce moment figure "Almost here".
    Unbelievable Truth est passé à Nulle part ailleurs pour une chanson, Solved, en direct. C'est tout, il n'y a pas eu de petite interview
    la Black Session de Unbelievable Truth a été filmée et sera retransmise sur la chaine française "Paris Première".
    Black Session (27/4/98)
    Pour Unbelievable Truth. J'ai donc du me contenter d'écouter l'émission mais meme ainsi j'ai été très impressionnée par la qualité et la maitrise de leur interpretation. Ce sont de bons musiciens et ils ont de bonnes chansons. Andy Yorke chante bien et a vraiment une très belle voix. Ils étaient quatre avec James ("Esquire" ???). Ils ont joué une dizaines de chansons : Higher than reason, Stones, Solved, Finest little spaces, Buildings, ... Avant que UT ne commencent Bernard Lenoir a demandé au public présent de les encourager car ils avaient un peu peur mais tout c'est bien passé. Lenoir a aussi dit que Andy était le frère de Thom mais que UT méritait largement d'etre apprécié par lui-meme, en dehors de cette référence. Avant de commencer Andy a salué le public par un "salut" en français puis ils ont enchainé les chansons. A la fin ils ont été très applaudi.
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    Voici la liste de la Black Session de Unbelievable Truth :
    Forget about me / Settle down / Stone / Tyre tracks / Building / Who's to know / Same mistakes / Finest little space / Solved / Higher than reason / Almost here
    Unbelievable Truth seront en concert à Paris le 11 juin prochain au "Café de la danse". Ce n'est pas un vrai café mais une petite salle de concert. Radiohead y étaient passés dans leur jeunesse (à leur début)
    Pour UT, je te confirme qu'ils passeront à NPA le jeudi 7 mai.
    "The band", issue du mois de Mai, il y a une page d'interview 
    de UT dedans.
    les Inrockuptibles de cette semaine (18 au 24 mars) avec, gratuit pour les abonnés, un CD sur lequel figure un titre inédit de Unbelievable Truth "Same mistakes" qui figurera sur l'album.
    Le premier album de Unbelievable Truth "Almost here" sortira en France le 11 mai. 
    "Rock Sound" (version française) de Mars consacre sa couverture et un article de plusieurs page à UT ! La rédaction du magazine est très enthousiasme
    à leur sujet et il y a une interview de Andy Yorke et Nigel Powell
    il y a un CD, et la première chanson sur celui-ci est "Who's to know" de UT.
    press review
    Les Inrockuptibles
    n°151 du 13 au 19 mai 1998
    LA PURE VERITE (par JD Beauvallet)
    Comme chez le fils Lennon, l'état civil est impitoyable avec Unbelievable Truth, groupe du frère de Thom Yorke, tete de Radiohead. Mais alors que sort l'insidieux premier album "Almost here", la parenté n'est plus ici qu'une anecdote : avec une maturité et une subtilité renversantes, le trio réussit l'exploit de nous réconcilier avec l'emphase et un romantisme échevelé. ... Ainsi, on n'a, à aucun moment sur le premier album d'Unbelievable Truth, recensé le moindre bruit de testostérone. "Il n'a jamais été question de se retrouver ensemble pour nous amuser. Il s'agissait d'écrire, de s'exprimer. Il n'a jamais été question d'etre un groupe pop. Nous sommes là pour remplir une fonction très précise : accompagner les moments de mélancolie. Pour s'éclater, il est important que les gens écoutent d'autres groupes. Dès que nous commençons à faire trop de bruit, je me sens mal à l'aise sur scène, déplacé. Au dessus d'un certain volume sonore, je m'éloigne... Nous avons besoin de subtilité. Je ne peux pas faire semblant. Il est important que je ressente de façon très forte ces chansons sur scène. Parfois, c'est juste un exercice physique pour ne pas rouiller, un entrainement mécanique - c'est très déprimant. Ca arrive régulièrement : on joue les chansons, mais rien ne se passe, elles restent dociles à nos pieds. Mais c'est la plus belle chose au monde quand elles nous échappent. Malheureusement, on ne peut pas prévoir ces moments, pas les provoquer artificiellement." ... Loin des piètres étaleurs de culture régulièrement croisés dans le rock, Andy Yorke sidère par une modestie maladive, qui retient les citations au fond de la gorge, les affirmations au fond de l'ame. Sur scène comme dans la vie, ce type a toujours l'air de s'excuser d'etre là, donnant systématiquement l'impression qu'il serait plus à l'aise ailleurs. Lui a beau assurer avoir choisi ce nom de groupe presque par hasard, on ne peut s'empecher de penser aux héros de "The unbelievable truth", à ces romantiques de la touche, à leur douce manière de ne jamais regarder la vérité - les dollars, la famille - en face. Ainsi, on sent, à chaque réponse, à quel point il coute à Andy Yorke d'assurer le service après-vente de ses chansons, combien il se trouve ridicule en VRP de sa musique. Car chaque hésitation dans ses réponses n'est que ça : un controle en règle des idées à venir, dont il fait les poches pour y interdire toute idée d'importance. Du coup, on n'a pas l'impression que ce groupe parle anglais (cet anglais outragé, boursouflé par les rodomontades), rabaissant sans cesse le caquet de ses propres chansons, minimisant leur portée, leur pouvoir. "Nous ne sommes pas grand-chose, juste un groupe stagiaire, qui apprend son boulot. Nous n'avons pas l'intention de révolutionner quoi que ce soit." ... Dans une salle de concert où le romantisme débraillé de "Stone" ou "Solved" entraina le cerveau à divaguer ou, plus tard, quand le groupe s'extirpa sans ridicule d'un long et fièvreux exercice sur le thème de la mélancolie et du mal-vivre, arc-bouté sur ses chansons où le carnage peut très bien naitre d'une simple guitare sèche, on se dira qu'il n'y a plus de doute : l'Incroyable Vérité est désormais en marche.
    Almost here "Album du mois"
    Après le grunge, la Britpop, après l'ironie baptisée nouveau rock'n'roll, tout le monde parle du retour des compositions peaufinées et des auteurs-compositeurs-interpètes. Dans la foulée de The Verve et de Radiohead (nous y reviendrons), Unbelievable Truth pourrait fort tirer les marrons du feu en séduisant un public qui retrouve les joies de l'introspection et de la mélancolie. Si vous avez loupé notre couverture d'il y a deux mois avec un certain Andy Yorke faisant face à son frère ainé Thom (oui, le chanteur de Radiohead !), vous n'avez peut-etre pas réalisé qu'en l'espace de six mois, Unbelievable Truth est devenu l'espoir, le chouchou de Virgin, sa maison de disques. Heureusement ses compositions s'avèrent vite etre à la hauteur de sa réputation. Dès les premières arpèges de "Solved", on succombe au charme du trio. Imaginez le regretté Jeff Buckley matiné du flair pop de Prefab Sprout ou Lloyd Cole des débuts et vous aurez une vague idée du majestueux Unbelievable Truth. Généalogie oblige, ajoutez une dose de Radiohead mouture intimiste et vous tapez en plein dans le mille. On a déjà écrit des tartines comparant Thom et Andy, chanteur et unique parolier de Unbelievable Truth. Les ressemblances vocales et physiques sont là (le plaintif "Finest little space") mais musicalement, les jeunots ont laissé à leurs ainés les guitares électriques en misant au contraire sur les instruments acoustiques et les parties vocales pour colorer les mélodis. Cette démarche radicale permet au trio d'émerger facilement de l'onde néo-progressive de Radiohead. Au lieu des guitares torturées de Jonny Greenwood, des arpèges limpides et des claviers carillonant flattent l'oreille de l'auditeur. Nigel Powell, batteur, multi-instrumentiste, arrangeur, producteur et bras droit d'Andy, m'rite d'ailleurs qu'on lui tire un coup de chapeau. Il permet aux compositions les plus nombrilistes de passer la barrière et sa voix se marie à celle de Yorke ("Solved", "Settle down", "Same mistakes"). Les textes d'Andy trahissent l'intensité du licencié en littérature russe qu'il est, et on comprend vite pourquoi le groupe s'est inspiré d'un film d'Hal Hartley pour son nom. Pourtant le spleen et la mélancolie ne dominent pas l'album. Au contraire, il semble toujours y avoir une lumière au bout des sombres tunnels de la psyché du chanteur ("Be ready"). la quete religieuse et la remise en question de "Higher than reason" illustrent parfaitement la maturité précoce d'Unbelievable Truth. On peut verser une larme en pensant à ceux qu'on a perdus ou se sentir revigoré à l'écoute de ce titre cathartique. Sans parler de l'irresistible refrain ("Higher than reason, There is no end", C'est plus fort que la raison, il n'y a pas de fin). Ce trio a vraiment un potentiel énorme. A la croisée des chemins et des marchés, il pourrait fort réconcilier une scène rock depuis trop longtemps dispersée. Mentalement et musicalement, Unbelivable Truth est déjà là avec l'album de l'anée ! 
    (signé Pierre Perrone 5/5 Rock Sound n°58 mai 1998) 
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    Untruth © IndyRock

    Andy Yorke * Nigel Powell * Jason Moulster

    PRESS * REVIEWS * BIO * ut france
    Unbelievable Truth





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