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(english)
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TIPA (Tibetan Institute for Performing Arts)
Luscious Jackson
NRA
Joe Strummer and the Mescaleros
Garbage
Blur
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Tibetan Freedom Concert 99
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13 juin - RAI (parkhal) - Amsterdam
Por LAURENCE BOISNARD (enviada especial IndyRock)
Texto y fotos

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LE CONCERT-3-
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Ben Harper and The Innocent Criminals
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Namgyal Lhamo
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Le rituel des alternances entre le passage des groupes et les entre-actes
pour le changement de matériel est maintenant bien rodé.
Vingt minutes à peu près sont nécessaires pour installer
les équipements et les groupes interprètes chacun six chansons,
soit vingt à trente minutes de présence sur scène.
Le programme néerlandais, distribué avant le concert, est
suivi avec une quasi précision suisse. Avant Ben Harper and The
Innocent Criminals, une nouvelle intervenante tibétaine vient rappeler
le but de ce concert de sa présence sur scène, bien plus
émouvante que les vidéos au montage façon MTV ou CNN
qui sinon passent sur les écrans placés de chaques côtés
de la scène. C'est Ama Adhe, ancienne prisonnière politique.
Elle a perdu sa famille lors de l'invasion du Tibet et a passé 25
ans dans les prisons chinoises, avant de réussir à fuir son
pays en 1985. Elle est sur le bord de la scène devant le grand rideau
noir, un traducteur l'accompagne et traduit ses propos de tibétain
en anglais. Avec ses mots simples, elle parle de son expérience
et demande au public de soutenir la cause tibétaine. Elle est émue
ou est-ce le douloureux passé qu'elle ne peut effacé, elle
ne peut retenir ses larmes, qu'elle essaye néanmoins de contenir
avec dignité. Le public l'applaudit avec beaucoup de respect lorsqu'elle
quitte la scène. Ceux qui ont entendu son discours ont certainement
été émus. Peut-être diférente, mais émotion
quand même avec Ben Harper qui entre maintenant en scène.
Les Innocents Criminals restent en retrait mais accompagneront avec brio
Ben Harper qui s'installe sur le devant de la scène. Il s'assoit
derrière le micro, à côté de son ampli, sa guitare
sur les genous. Sa musique quasi mystique a sa place aujourd'hui. Voyageant
entre ballades, slide guitare, solos electriques et saturés, la
musique de Ben Harper reste douce et n'est jamais agressive, soutenue par
une voix dans laquelle il met toute son âme qu'il va chercher au
fond de lui, chantant les yeux clos.

La musique de Ben Harper est un subtil croisement contemporain entre Bob
Marley, sans le tempo reggae mais pour le mysticisme, et Jimmy Hendrix.
Sa dernière chanson terminé, il se lève rapidement
et quitte la scène avec un geste de la main. Pourtant il est chaleureusement
applaudi.
° Pendant le changement de matériel, c'est la chanteuse tibétaine
Namgyal Lhamo qui est en scène. Les chansons traditionnelles qu'elle
interprète de sa voix pure viennent rappeler la diversité
de la culture tibétaine. Celle-ci est parfois un peu trop souvent
réduite à sa partie sacrée, au travers des spectaculaires
chants des moines accompagnés des cymbales, dungchen et kangling
(les cors et hautbois), néanmoins la partie populaire ne doit pas
être oubliée. Namgyal Lhamo chante a capela ou s'accompagne
d'un luth. Là encore le programme a été bien fait,
et la beauté du chant de la chanteuse tibétaine est un merveilleux
préambule au concert de Thom Yorke qui va suivre.
La suite:
La conférence
de presse de Thom Yorke (english)
Concert review Thom
Yorke and Jonny
Garbage
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