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SPARKLEHORSE..

Fotos: J. E. Gómez
© IndyRock
Pictures:
Sala Canciller, Madrid, octubre 97 ( + Radiohead)
.....
Paris
oct.98
par
L. Boisnard
Sparklehorse
jouait hier soir au New Morning, qui est plutôt un club qu'une salle
de spectacle. Dans une courte interview donnée à Aden, Mark
Linkous disait que la tournée avec Radiohead avait été
un cadeau empoisonné car il préfèrait joué
devant 300/400 personnes. Son souhait était exhaucé, car
il devait y avoir 300 personnes. Le disque de Sparklehorse a reçu
de bonnes critiques en France mais malheureusement il ne passe pas à
la radio. Dans la même interview, Mark Linkous disait que Paris et
Londres étaient les deux villes où il préfèrait
joué. Là aussi son souhait a été exhaucé
: il y a eu trois rappels et le public espérait un quatrième
retour sur scène.
En première
partie, il y avait un groupe américain qui, cela est dit sans aucun
mépris, sortait tout droit d'un coin perdu de la campagne américaine
profonde. Ils étaient cinq, jeunes, la vingtaine d'années,
et leur enthousiasme était communicatif. Comme ils ne se sont pas
présentés, je ne pourrai pas dire quel était leur
nom.
Puis Sparklehorse
est arrivé sur scène. Mark Linkous, coiffé d'un superbe
Steton blanc, au chant et à la guitare; un violoniste, aussi élancé
qu'élégant, qui était aussi aux claviers, au xylophone,
à l'harmonica et au chant; un contre-bassiste, et un batteur, avec
pour quelques chansons une batterie électronique. Dès le
début Mark Linkous était content de jouer à Paris
et le public était content de voir Sparklehorse. Au fur et à
mesure des chansons électriques aux guitares saturées alternées
avec des ballades suspendues à la voix de Mark Linkous bercée
par un violon triste, cette estime réciproque entre l'artiste et
le public grandira pour le bonheur de tous. Mark Linkous remerciait souvent
le public, disant qu'il était le meilleur qu'ils avaient eu sur
cette tournée, qu'il savait écouté la musique... Ce
qui faisait redoubler les applaudissements. Mais il y avait de quoi. Mark
Linkous, émotions à fleur de peau, et son groupe ont donné
le meilleur d'eux-même, superbes musiciens délivrant en toute
sincérité leurs chansons. A la fin d'une de ces ballades
dont Sparklehorse a le secret, une guitare acoustique, un violon triste,
simplement, des paroles chantées dans un murmure par un chanteur
aux yeux mi-clos; le public qui avait écouté dans un silence
parfait, avait attendu que les dernières notes finissent de s'égrener
dans l'air avant d'applaudir avec enthousiasme, Mark Linous surpris par
cette chaleureuse réaction a échangé un regard qui
en disait long avec son violoniste complice. Malgré la mélancholie
de la chanson, tout le monde était heureux d'être là
pour ce moment. Et pour toute la soirée.
Voilà,
c'est tout. Comme faire la première partie est toujours ingrat,
le passage de Sparklehorse lors des concerts de Radiohead ne m'avait pas
laissé un grand souvenir. Mais hier soir, c'était très
bien. Mark Linkous est vraiment un grand musicien.
Mark Linkous, coiffé d'un superbe Steton
blanc, au chant et à la guitare; un violoniste, aussi élancé
qu'élégant, qui était aussi aux claviers, au xylophone,
à l'harmonica et au chant; un contre-bassiste, et un batteur, avec
pour quelques chansons une batterie électronique..
A
la fin d'une de ces ballades dont Sparklehorse a le secret, une guitare
acoustique, un violon triste, simplement, des paroles chantées dans
un murmure par un chanteur aux yeux mi-clos; le public qui avait écouté
dans un silence parfait, avait attendu que les dernières notes finissent
de s'égrener dans l'air avant d'applaudir avec enthousiasme, Mark
Linous surpris par cette chaleureuse réaction a échangé
un regard qui en disait long avec son violoniste complice. Malgré
la mélancholie de la chanson, tout le monde était heureux
d'être là pour ce moment. Et pour toute la soirée..
http://www.sparklehorse.com
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