Paris, La Cigale, le vendredi 28 Avril 2000
Por Laurence Boisnard (IndyRock-Paris)
Le choix de quatres concerts à La Cigale plutôt qu'une
seule date au Zenith, par example, est une bonne idée. Cela permet
aux fans les plus enthousiastes d'assister éventuellement aux quatres
concerts (initialement prévus car trois ont même été
ajoutés), et à tous de profiter de la proximité de
la scène d'une petite salle. . Catherine Ringer s'exprime autant
par sa voix, pourtan déjà belle, que par son corps. Utilisant
une écharpe, et même ses longs cheveux coiffés en queue
de cheval, comme accessoires, elle danse et mime les chansons, les transformants
en autant de scénettes. Le bassiste assure aussi partiellement le
spectacle. Heureusement car Fred Chichin est plutôt du genre impassible,
concentré et tourné vers lui-même. On pourrait presque
dire que son jeu de scène consistera à décocher de
temps en temps des regards et des sourires complices avec Catherine. Fred
Chichin, au pli de pantalon impécable, tout aussi élégant
dans sa tenue que dans son sourire. Le concert sera constitué de
la quasi totalité du dernier album, Cool Frénésie
: Cool Frénésie, Femme de moyen age (première chanson
du concert), Toi & moi & elle, La sorcière et l'inquisiteur
(rendant étonament bien sur scène car devenus une histoire
en elle-même), Dis-moi des mots (co-écrit et co-chanté
pendant un rappel par Jean Neplin/ Philippe Gleeme), Allo !, C'était
un homme, Les guerriers, suivi d'ailleurs directement par : Fatigué
d'être fatiguée (que Ringer introduira en mimant d'être
elle-même fatiguée après la chanson précédente),
Un zéro et bien sur Alors c'est quoi. Il y aura bien sur les désormais
classiques : Les Histoires d'A, Y'A D'La Haine, C'est comme ça,
Andy, Marca Baïla, et même Singing in the shower,.... Le public
connait déjà toutes les chansons de Cool Frénésie
par coeur, et est de toutes façon conquis d'avance. I répond
au quart de tour aux sollicitations de Catherine Ringer. Et elle ne s'en
prive pas, demandant comment ça va, parlant entre les chansons et
tendant son micro pour que le public chante. Elle sourit aussi, répondant
à l'enthousiasme des premiers rangs, un sourire sincère,
celui du plaisir de partagé ces moments ensemble. Le public saura
aussi écouter dans un calme respectueux "C'était un homme",
chanson dédié au père de Catherine. Ou chanter à
tue-tête Marca Baïla.... . Cinq musiciens accompagnent Le Rita
Mitsouko sur scène : deux claviers, batterie, guitare (en plus de
Fred Chchin) et basse. Tout ce mode sur scène donne un son ample
et riche. L'interprétation est d'une grande qualité, sans
pour cela copier le son des albums. En plus de l'ambiance, c'est un vrai
plaisir d'entendre les chansons sur scène. A l'exemple de Andy festif,
dansant, pendant lequel le public chantera "en solo" le refrain "Andy.
Dis moi oui. Soit gentil". Ah oui, le public a dit oui au Rita Mitsouko
ce soir !!! Et a été plus que gentil. Dans son anthousiasme,
même quand les lumières de la salle se sont rallumés,
le public en redemandait encore refusant de partir. Cela a duré
plus d'un quart d'heure, mais finalement le service de sécurité
a demandé gentiment aux gens de partir. Dommage Que Les Rita Mitsouko
ne soient pas revenus, même pour un mot, pour dire que c'était
fini, qu'il fallait partir. Finalement, on se dit qu'un peu plus de spontanéité
aurait été bien. .
Discographie : Les Rita Mitsouko (1984), The No Comprendo (1986),
Marc et Robet (1988), Système D (1993), Cool Frénésie
(2000).
http://www.ritamitsouko.org