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R.E.M. + Patti Smith, Fotos y review Paris Bercy 5-07-99
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R.E.M.
París - Bercy - le 5 juillet 1999
Fotos © Laurence Boisnard -  IndyRock 
 Crónica

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París - Bercy - le 5 juillet 1999.
Texto y fotos ©  LAURENCE BOISNARD -IndyRock 
...Le changement de matériel est rapide car les roadies n'ont qu'a enlever le matériel du groupe de Patti Smith, laissant ainsi libre la scène. Au-dessus de celle-ci sont accrochées des structures portant des néons représenatant des signes, des images, des mots... : "REM", "up", un lotus, un avion au dessus d'une mappemonde, une banane à demi pelée (celle du Velvet Underground ?), des personnages... La foule devant la scène est compacte et avec la chaleur moite qu'il fait à l'intérieur de Bercy, le personnel de sécurité procède aux premières évacuations de personnes au bord de l'évanouissement. Avant même que REM arrive ! D'ailleurs cela ne serait tarder...Les lumières s'éteignent, les sept musiciens entrent en scène sur l'introduction de "Airport" : les trois membres de REM bien sur, et un batteur, un guitariste et deux claviers. Peter Buck est tout de noir vêtu, avec un peu d'embompoint, c'est un pilier sur scène, physiquement et musicalement, constant dans son rôle de guitariste principal, quoique parfois jouant deux ou trois notes sur un clavier. Mike Mills, qui s'est changé pour enfiler un costume à paillettes, est plus versatile et "visible". Enfin tous le reste de la scène sera occupée par Michael Stipe. Une fois tous les musiciens présents, les lumières innondent la scène et une partie des néons s'allument, le concert commence avec "Lotus". Stipe, crane rasé, quelques paillettes autour des yeux, chemise jaune à colerette en forme de pétales, bondit, virevolte, s'approche du bord de la scène pour provoquer la réaction du public. Celle-ci est immédiate et les fans des premiers rangs sont aux anges. On pourrait même dire qu'ils sont "en délire" si l'unité de mesure de leur enthousiasme était le nombre de personnes exthénuées évacuées. Pas de temps de mise en place ou d'observation dans de ce début de concert. Après "Lotus", le groupe enchaine avec "What's the frequency, Kenneth ?". Les lumières virent au jaune. Le public déjà bien "chauffé" par l'excellente prestation de Patti Smith est tout aussi déjà présent dans le concert que le groupe.
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Tout comme pour les premiers titres joués, le choix des chansons pour le concert de ce soir couvrira toute la carrière de REM : "Fall on me" de Eponymous, "Pop song 89" de Green, "Loosing my religion" de Out of Time, "What's the frequecy, Kenneth ?" et "Crush the eyeliner" de Monster, "Sweetness follow" et "Man on the moon" de Automatic for the People, avec quand même un plus grand nombre de Up de joués ("Lotus", "At my most beautiful","The Apologist",...), pour ne donner qu'une liste non exhaustive. Bien que Mike Mills couvrira conscieusement la partie gauche de la scène qui lui est dévolue, s'approchant de temps en temps du bord de la scène, Michael Stipe est le personnage principal. "Personnage" car il semble bien entrer dans la peau de celui de chanteur d'un groupe de rock, et de ne pas être seulement un musicien venu interpréter ses chansons sur scène. Il vient interpréter le spectacle que l'on attend de lui. Rien d'offensant dans cette description, car il le fait très bien. Ne jouant pas d'instrument et n'ayant qu'à "chanter", Stipe est libre de ses mouvements. Il parcoure la scène jusqu'à ses extrémités pour solliciter le public des gradins sur les côtés, revient de temps en temps en son centre, pour mieux s'avancer vers les premiers rangs. Cette communication avec le public semble importante pour lui. Entre deux chansons, après s'être désaltéré, il revient vers le micro et avec un "hello" semble se demander si le public est toujours présent dans la pénombre immense de Bercy. Il sera d'ailleurs assez bavard entre les chansons, les annonçant quasiment toutes, ajoutant des commentaires : "'Sweetness Follow' est la préférée de Peter", entamant un petit dialogue avec Mike Mills avant 'At my most beautiful' (Mills : "c'est ma préférée")...
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Tout cela donne l'impression d'un show bien rodé. Parce que REM est au milieu de sa tournée européenne, mais aussi à cause du choix du décor de la scène et des éclairages. Le mur de néons est un décor ideal pour une grande salle comme Bercy, et certainement pour toutes les autres grandes salles de la tournée. Il permet de remplir l'espace, mais d'un autre côté, il fait basculer le concert, qui serait un concert donné par des musiciens venu jouer leur musique sur scène, en un spectacle où on ne vient pas seulement écouter la musique. Il le fait basculer en show bien rodé. D'ailleurs, mais peut-être est-ce du à la hauteur du pafond de Bercy, quand tous les néons sont éteints et que les éclairages se font plus classiques pour certaines chansons, notament les plus anciennes, le groupe semble écrasé par ce décor devenu inerte. Mais tous cela n'entame ni le plaisir évident du groupe ni l'enthousiasme du public. "Loosing my religion", jouée à mi-concert et reprise par le public, achevera définitevement de mettre Bercy en feu. Toutefois, il est dommage que cette chanson si peine de tension dramatique devienne ainsi une sorte d'hymne jubilatoire sans émotion. "Man on the moon" sera aussi une chanson appréciée du choeur de Bercy. Tout comme la plus ancienne "Pop song 89", avec ce mouvement d'épaules si particulier que Stipe a conservé sur cette chanson. 
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Le concert de REM est dense et le temps passe vite, pourtant après une chanson ils quittent la scène ! Je n'avais pas vu arriver la fin. Mais pour le public parisien pas question d'en rester là évidemment. Des applaudissements et encouragements fournis et sonores, et le groupe revient rapidement. Michael Stipe commence par une chanson en solo, s'accompagnant lui-même à la guitare accoustique. Plutôt maladroitement. Mais il avait auparavant prévenu le public qu'il n'était pas très doué. D'ailleurs pour continuer il demande l'aide de Mike Mills ("qui s'y connait mieux"), et ils continuent ainsi tous les deux. Puis viendra, dans une version "plus classique" avec tout le groupe, "Crush with eyeliner". Ensuite bien sur, ce que tout le monde attendait sans vraiment oser se l'avouer, un duo avec Patti Smith sur "E-bow the letter", dominé par la superbe voix de la chanteuse. Avant et après la chanson, Michael Stipe ne tarira pas d'éloges pour elle. Le public parisien ne manquera pas cette nouvelle occasion qui lui offerte d'ovationer Patti Smith. Avant la dernière chanson Stipe fera une longue introduction : à Glastonbury, Brian Molko lui a dit que d'après les dernières interprétations de Nostradamus, la fin du monde devait avoir lieu le 4 juillet. Stipe s'emmelle un peu les idées, il dit que Nostradamus n'est pas français mais italien. Quelqu'un des premiers rangs lui crie qu'il est belge, ce qu'il l'étonne et finalement il ne le croit pas. [NDLR : en fait Nostradamus est un auteur français du 16ème siècle qui a écrit un livre de "prophécies". Elles sont régulièrement interprétées par des charlatans prédisant la fin du monde et souhaitant ainsi se faire pas mal d'argent (qu'ils utiliseront après la fin du monde ?)] Ouf, aujourd'hui nous sommes le 5 juillet et bien présents. Il aurait été dommage de rater une telle soirée ! Et l'ambience n'est pas à la parano cataclysmique mais plutôt à la fête de fin de millénaire. Un peu en avance, soit, mais comment qualifier autrement ce joyeux "It's the end of the world as we know it", festif, dansant et repris en choeur par Bercy, illuminé des milles feux du mur de néons ? "And I feel fine..." "FINE !" Il ne manquait que les bulles de champagne... Enfin il faut bien que la fête finisse et tout le monde, REM et le public parisien, se sépare, heureux. 

Enlaces relacionados
Web oficial
http://www.remhq.com/
Web en español
www.ciudadfutura.com/rem


 





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