Tour 2006
Amsterdam - lundi 28 août 2006 - Heineken
Music Hall
por Laurence Boisnard - IndyRock
You And Whose Army ?
National Anthem
Morning Bell
15 steps
Arpeggi
Exit Music (for a film)
Dollars & Cents
Videotape
Paranoid Android
Street Spirit
The Gloaming
Bangers 'n Mash
Nude
Myxomatosis
Spooks
Idioteque
How To Disappear
-
Like Spinning Plates
Bodysnatchers
There There
Everythin In Its Right Place
-
Fake Plastic Trees
All I Need
Lucky
~ ~ ° ~ ~
De l'extérieur le Heineken Music Hall ressemble à un vaste
hangar pose à côté du stade de l'Ajax. Dans un nouveau
quartier excentré et impersonnel. Un ciel digne des tableaux du
siècle d'or de la peinture hollandaise surplombait cette moderne
vue d'Amsterdam. Les nuages menaçants n'ont pas manqués de
doucher les fans irréductibles qui avaient commencé tôt
dans la journée à attendre. Les Hollandais sont organisés
et des affichettes sont apposées sur les portes : dix-huit heures
trente, ouverture des portes ; vingt heures Deerhoof ; vingt et une heures,
Radiohead. Le programme sera respecté. Deerhoof, trio composé
d'un batteur élastique, d'un guitariste grimaçant et d'une
bassiste et chanteuse japonaise à la voix sur-aigue sera écouté
poliment par des fans de Radiohead perplexes, voir consternés. Enfin
à vingt et une heures après une rapide et efficace mise en
place du matériel, l'attente est enfin récompensée.
Radiohead ne commence pas par un titre rentre dedans mais par le calme
mais fort You And Whose Army ? Thom au piano joue avec la petite caméra
située au niveau de son micro, pas autant que quand la chanson est
jouée plus tard dans le concert et que le contact avec le public
est établi.
Ils enchaînent avec National Anthem et toute la puissance du son
de Radiohead se déroule. Un son qui vous enveloppe sans vous détruire
les tympans, où chaque note se détache. Puissance et finesse
d'exécution, c'est une des raisons qui rend les concerts de Radiohead
si exceptionnels.
Une autre des raisons est l'attention portée à son public.
Après avoir chauffé la salle avec National Anthem, Thom retire
la veste noire qu'il portait pour laisser apparaître un tee-shirt
blanc imprimé en rouge avec les mots « thank you ».
Le message est clair et va droit au cour.
Thom se met au rhodes sur le devant de la scène et c'est Morning
Bell. Puis annoncé par : « This is new » : 15 Step.
Tempo décalé et paroles revenant sur les thèmes préférés
du chanteur : « fifteen little steps and a sheer drop. ». Avant
de commencer Arpeggi, Thom s'inquiète de son guitariste : «
You're all right, Jonny ? ». Il faut dire que délivrant tout
de même un set impeccable, celui-ci semblait complètement
décalqué. Fatigue ou esprit ailleurs, il semblait le seul
à être dans cet état. Ed était particulièrement
souriant. Colin enthousiaste d'après ce que l'on pouvait apercevoir
quand il n'était pas de trois-quarts face à son batteur préféré,
voir complètement de dos. Et Thom sera bavard, osera-t-on dire.
Arpeggi se déroule avec trois parties de guitares entrelacées.
Jonny se rapprochera de Thom, le regard fixé sur les mains de celui-ci
afin d'insérer ses notes. Ed, de son coin, les surveillera afin
d'y ajouter sa nappe de guitare.
Une autre des raisons qui rend les concerts de Radiohead exceptionnels
est qu'ils sont non seulement devenus de meilleurs musiciens avec les années,
mais qu'ils ne se contentent pas seulement de jouer chacun de leur côté.
Il y a un véritable souci d'être un vrai orchestre de cinq
musiciens jouant une partition unique composées de cinq parties
étroitement liées.
Le temps de reconnaître avec enthousiasme les premières
notes d'Exit Music, et l'excellent public d'Amsterdam se tait respectueusement
pour écouter jusqu'à la dernière note cette chanson.
Puis sur les applaudissements encore emprunts d'émotion, Radiohead
enchaîne sur Dollars & Cents. Superbe version longue et hypnotique.
Thom annonce la suite par : « Thank you. Now we're doing another
new song ». Cela sera donc Videotape. Commencée doucement
au piano, elle se termine en envolées lyriques. L'accueil du public
est excellent. Comme pour toute les nouvelles chansons. Il y a quand même
la réserve de la première écoute pour la plupart des
personnes présentes, avec un peu plus d'enthousiasme pour les chansons
plus énergiques. Mais de toute façon, le plaisir d'être
dans les premiers à les entendre s'exprime bruyamment.
Le concert continue avec le classique Paranoid Android. Le public est
totalement dans le concert et ne manquera plus une occasion de chanter.
Suivi d'un autre classique Street Spirit. Ce qui ne l'empêchera d'être
interprété par le groupe et chanté avec beaucoup d'émotion.
Changement d'ambiance avec l'inquiétant The Gloaming. Lumières
vertes, infrabasses, breaks électroniques et incroyable beat de
batterie. Version longue et surtout totalement hallucinée. On ne
peut être que convaincu que l'alarme sonne. Alors autant danser sur
la catastrophe imminente : Thom sur scène et le public dans la fosse.
Thom aura ce commentaire à la fin de la chanson : « Nice to
be able see your faces again. Rather that this big human sea. ».
Puis une nouvelle chanson Bangers'n Mash. Là encore beaucoup
d'énergie, de nouveau des guitares mais un style encore différent.
Guitare presque orientale. Où le rythme tient une place importante,
car le chanteur passe une partie de la chanson sur une petite batterie,
tom et cymbale, additionnelle. A la fin, Thom, décidément
de bonne humeur, dira : «That's Colin's son kit. How old's is [he]?
Two ? Intervention de Colin : « He is three and wants it back ! »
La bonne humeur était donc de règle sur scène.
Mais l'humeur change pour la mélancolique Nude malgré
son tempo plutôt reggae. C'est en effet une chanson douce comme le
confirme Thom à la fin : « That was a sweet song. This is
a nasty song ». Et il empoigne le micro pour Myxomatosis. Chanson
tout aussi inquiétante que The Gloaming, mais cette fois-ci dû
entièrement à la façon dont la chante Thom. Fixant
les premiers rangs, faisant passer dans son corps comme des courants électriques
exprimant toute l'angoisse des paroles : « why do i feel so
tongue tied ? ». Pour se remettre de ses émotions, mais tout
autant en électricité et guitares, la nouvelle Spook vient
détendre les esprits et les corps. Une version déjà
modifiée par rapport à celle des premières dates de
la tournée à Copenhague. C'était une excellente introduction
pour enchaîner sur l'électronique Idioteque. Le beat de base
est le même mais là aussi la version concert a évolué.
Malheureusement, et les plus assidus le savent, cette chanson signale
la fin proche de la première partie. Et comme Radiohead ont l'habitude
de le faire, brusque changement d'atmosphère avec How To Disappear.
Jonny, dans un halo de lumière tombante, commence doucement aux
Ondes Martenot, puis Thom à la guitare acoustique : « This
is not happening. » Si ! Nous sommes le public privilégié
de ce concert. « In a little while i'll be gone. ». Alors pour
l'instant, il faut en profiter, car ils quitteront une première
fois la scène.
Pour revenir, bien sur. Thom au piano, Colin et Jonny, pour Like Spinning
Plates. La version est totalement différente de celle de l'album.
Elle semble sur scène comme un papillon déployant ses ailes
après être restée trop longtemps dans sa chrysalide
électronique. Thom arborait toujours son tee-shirt « thank
you ». Et alors que c'était le public qui était venu
remercier le groupe en répondant présent à ce concert
reporté, Thom a ajouté en introduction à la chanson
suivante : « This is for all the people who came here last time on
a special trip and couldn't come back. Sorry about that. » «
This is a new song ». C'était la très énergique
Bodysnatchers. Et pour terminer dans l'énergie et presque un hit
: There, There. Ed et Jonny cognent sur leurs fûts. Le public reprend
: « we are accidents to happen ». La fête est à
son comble.
Pour terminer la deuxième partie Everything In Its Right Place
bien sur. Thom au rhodes, et Ed et Jonny s'assoient devant leurs palettes
d'effets. La version en concert de cette chanson ne cesse d'évoluer.
Maintenant un peu plus courte peut-être. Ceux qui la découvrent
voient Thom quitter la scène en premier avec un salut discret. Puis
après un duo, Colin et Phil s'éclipsent, laissant pour peu
de temps encore Jonny et Ed qui effectuent leurs derniers réglages.
Jonny part d'abord, sans saluer, visiblement toujours autant décalé.
Ed n'a pas plus qu'à sortir, souriant, saluant et applaudissant.
Pour ceux qui n'ont pas vu venir les sorties, il faudrait mieux que cela
ne soit pas la dernière chanson, car c'est beaucoup trop frustrant.
Alors le public réclame bien fort un second rappel qui viendra bien
sur. D'ailleurs dans les coulisses, le groupe attend avec autant d'enthousiasme
de revenir sur scène.
Thom tient à parler ce soir avant de commencer les dernières
chansons :
« We'd like to say a couple of thank you. Because we're not going
to be doing this again for a while. Our money runs out.
We'd like to thank Deerhoof a lot. They are great to tour with. Excellent
band. I saw them play their first gig in Dublin. You should have seen the
audience. It was brilliant.
We'd very much to thank our crew. They are best. They are officially
the best crew in the world.
We'd very very much like to thank everybody who has been supporting
us on this tour listening to our stuff. All the unofficial sites. If you
want to listen to our new stuff, it's all there.
However, this is not new, this is old."
Il veut exprimer ses remerciements car ils ne le feront pas pour quelques
temps. Il remercie Deerhoof. Il remercie surtout leur équipe. Officiellement,
la meilleur au monde. Il remercie ceux qui sont venus les écouter
sur cette tournée. Et conseille d'aller sur les sites non officiels
pour écouter leurs nouvelles chansons. Et comme il l'a annoncé,
c'est une ancienne qui suit : Fake Plastic Trees. Puis et parce que c'est
une dernière occasion pour eux de les tester sur scène, Thom
introduit la suivante : « Ok, we're doing one more new one. This
song is called All I Need ». Une autre nouvelle « sweet song
», tendre et douce, presque une berceuse, pour l'être aimé.
Tout comme House of Cards qui ne sera pas jouée ce soir.
Et pour finie, cela sera Lucky. En effet, cela aura été
une journée glorieuse. Ils quittent tous la scène saluant
et souriant. Thom aura un dernier « Thank you very much ».
Oui décidément, merci. Avec une pensée particulièrement
pour Phil.
Radiohead en Edimburgo,
crónica de una desesperación
En Escocia no entienden a Radiohead
Por Marta Pavon Fernandez
Pues te voy a contar algo interesante y curioso:
Resulta que el pasado 20 de agosto me presente en Edimburgo tras un
arduo esfuerzo económico, con el único objetivo de ver a
mi grupo de música favorito de todos los tiempos : RADIOHEAD. Tuve
que dormir en albergues (cosa que he de reconocer, me gusta... pero hay
que aumentar el drama..) y comer una dieta basada únicamente en
hamburguesa y pizza de grasa saturada al igual que sus condimentos. Soportar
ese caracter inglés basado en un continuo: Sorry, please and sorry
again, tampoco fue nada fácil.
Pero todo aquello con tal de introducirme en la música onírica,
punzante y enigmática que solo estos guiris de Oxford son capaces
de crear. Cuando por fin llegó el día 22 de agosto -DIA DEL
CONCIERTO- tuve que esperar largas colas para poder depositarme cerca del
"CREADOR" (Thom Yorke) y esperar dos teloneros -entre los que se encuentra
BECK y su banda de secuaces sin sense of humor- y también unas 7
horas para por fin verlos.
Y llegó el momento: la luz se apaga y sale primero él,
THom, y luego los demas, uno tras uno: Jonny Greenwood - guitarra solista,
teclados y otros; Ed O'Brien - guitarra y voces; Colin Greenwood - bajo;
y Phil Selway, batería. Comienza la música con un "Airbag"
del OK COMPUTER. Tras dos temas conocidos de índole tranquila e
insondable propia de un "iluminado" (musical y exageradamente hablando),
comienza "A wolf at the door" de HAIL TO THE THIEF. Pero...
A los pocos minutos tuve que desalojar a base de puñetazos la
fila segunda en la que me encontraba porque estos escoceses con alma de
"juligans" empezaron a empujar y aporrearnos como si fuéramos carne
que necesita ser enternecida. Hasta tal punto que el propio cantante, alarmado
con tal espectáculo tuvo que detener su show para rogar una calma
propia y necesaria para escuchar su música.
Nos dispusimos, por tanto, a buscar un lugar más calmado al final,
donde poder disfrutar de ellos al mismo tiempo que bailar y con suerte,
verlos de vez en cuando. Pero el trabajo fue en vano, porque estos extranjeros
(más que nunca) no miraban al concierto, sino que se ensañaban
conmigo y mi modo de bailar hasta el sinsetido su creación más
admirada por una servidora, "android Paranoid" del OK COMPUTER, llegando
a ser objeto de contemplación, de burla, incluso, los protagonistas
de sus cámaras de fotos. .Estando ahí RADIOHEAd, estando
ahí THOM YORKE!!! (i couldnt believe it!!).
Mi desesperación me inclinó a mover mis cansadas piernas
a un huequito entre medio de la gente. Pero tampoco sirvió de mucho.
La gente hablaba y hablada de sus cosas cotidianas con un tono casi chirriante
que impedía de nuevo, que escuchara su mítico "Karma Police"o
"Sit Down. Stand up" ; (oh my goooood, I sow jerry today at the supermaaaaarkeeeet_.
He is soooooooo cuteeee..- GRRRRR).
Así que con esta desesperación, terriblemente agotada, con
la cabeza hecha añicos y completamente SERENA (no solo debido a
que los precios del alcohol son astronómicos, sino porque fumarnos
un porrito fue tarea casi imposible entre tanta gente de faz pálida
con un sentido de la moralidad extremadamente-incomprensiblemente alto),
me dispuse a abandonar el lugar de los fatídicos hechos no sin antes
derramar unas cuantas lágrimas sobre el césped del MEADOWBANK
Stadium in the city of EDIMBURG.
Tour 2006
May 2006
1 Big Ask Live (Thom & Jonny) London UK
6 KB Hallen Copenhagen Denmark
7 KB Hallen Copenhagen Denmark
9 Heineken Music Hall Amsterdam Netherlands
10 Heineken Music Hall Amsterdam Netherlands
12 Empress Ballroom Blackpool UK
13 Empress Ballroom Blackpool UK
15 Civic Wolverhampton UK
16 Civic Wolverhamptom UK
18 Hammersmith Apollo London UK
19 Hammersmith Apollo London UK
June 2006
01 Tower Theatre Upper Darby, PA USA
02 Tower Theatre Upper Darby, PA USA
04 Bank of America Pavilion Boston, MA USA
05 Bank of America Pavilion Boston, MA USA
07 Hummingbird Centre Toronto, ON Canada
08 Hummingbird Centre Toronto, ON Canada
10 Salle Wilfred-Pelletier at Place des Arts Montreal, QC Canada
11 Salle Wilfred-Pelletier at Place des Arts Montreal, QC Canada
13 Madison Square Garden Theatre New York, NY USA
14 Madison Square Garden Theatre New York, NY USA
17 Bonnaroo Music & Arts Festival Manchester, TN USA
19 Auditorium Theatre Chicago, IL USA
20 Auditorium Theatre Chicago, IL USA
23 Greek Theatre Berkeley, CA USA
24 Greek Theatre Berkeley, CA USA
26 Bayside San Diego, CA USA
27 Bayside San Diego, CA USA
29 Greek Theatre Los Angeles, CA USA
30 Greek Theatre Los Angeles, CA USA
August 2006
12 Sziget Festival Budapest Hungary
15 Rock Oz'Arenes Avenches Switzerland
17 Pukkelpop Hasselt Belgium
19 V Festival Chelmsford UK
20 V Festival Staffordshire UK
22 Meadowbank Edinburgh UK
24 Marlay Park Dublin Ireland
26 Rock en Seine Paris France
28 Heineken Music Hall Amsterdam Netherlands
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puedes hacerlo a info@indyrock.es