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Radiohead en Paris 10 junio 2008 - Fotos por Laurence Boisnard


'In Rainbows',número uno en UK 
RADIOHEAD - In Rainbows (Disc 2) por Juan Gallardo Comentario
Los maravillosos colores del arco iris
por Juan Gallardo - IndyRock # 


AMNESIAC, letras, datos
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Crónica de un concierto muy esperado Por Alejandra Hidalgo
Radiohead en Río de Janeiro / Brasil
Radiohead abre el Quilmes / Argentina
28,000 personas ven a Radiohead en Chile
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1994 / 1997 / 1998 / 2000 /2001 / 2002

Radiohead en  México /  Brazil / Argentina 
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Radiohead * Amnesty International concert
Archivo histórico * Hemeroteca * Archive * datos
Amnesty International Concert
By Laurence Boisnard. PARIS - Especial IndyRock-Radiohead - 10/12/1998
Paris 98

Conference de Presse
Interview Ed y Phill
Radiohead en Paris 10-12-98
Le programme qui circulait les jours précédents indiquait un début de concert à 17 heures avec Peter Gabriel. Mais pour l'instant les portes ne sont pas encore ouvertes. D'où une petite impatiente après une attente d'une heure et demi dans cette après-midi grise de l'hiver parisien. 17h05, les portes s'ouvrent enfin, maintenant 17000 personnes doivent entrer et s'installer. Une fois à l'intérieur, petite panique car on entend Bruce Springsteen chanter. Il est seul sur scène avec sa guitare acoustique. En fait rien de grave, c'est la fin du sound-check. 
On peut s'installer tranquilement. Une place assise au premier rang des gradins sur la gauche de la scène, ni trop sur le côté ni trop loin. Bercy est une grande arène sportive. La scène occupe le fond de la salle, les trois quarts des gradins restant libres. Il y a bien sur la fosse, elle est immense et heureusement le fond en est occupé par des siéges sur une estrade. La scène vide pour le moment baigne dans une lumière bleue. 
La guitare qui est le symbole de ce concert est suspendue au dessus. Le décor est aussi composé d'écrans suspendus au fond sur lesquelles des photos et des textes seront projetés et de deux autres sur les côtés pour la retransmission. 
Des caméras sont aussi présentes sur une estrade face à la scène, plus deux loumas (qui s'averront parfois génantes) et des caméramen, caméra à l'épaule completeront le dispositif. Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre. Mezzanine de Massive Attack est diffusé dans les haut-parleurs. L'attente avant cette longue soirée n'est pas si désagréable. . *A 18 heures précises, les lumières s'éteignent. Quelques vidéos pour présenter Amnesty International sont diffusées sur les écrans. Vient ensuite un message en français de Pierre Sané, président d'AI. C'est au tour d'Anita Roddick, présidente de Body Shop, qui vient elle-même lire sont message sur scène. Elle finit en introduisant Peter Gabriel. En fait, il arrive sur scène accompagné de Tracy Chapman, Youssou N'Dour et Bruce Springsteen. Ils chantent Get Up Stand Up de Bob Marley. Une seule chanson, et Peter Gabriel et Bruce Springsteen restent seuls sur scène. Peter Gabriel, qui a pris un peu d'embonpoint et a le crane rasé, introduit en français, tout au long de la soirée il mettra d'ailleurs un point d'honneur à n'utiliser que cette langue, Bruce Springsteen. Celui-ci, seul sur scène avec sa guitare acoustique et un harmonica, interprètera cinq chansons. 
Pendant la deuxième chanson, Springsteen a des ennuis avec sa guitare et il est obligé de s'arrêter. Peter Gabriel en maître de cérémonie vient demander, en français mais je ne le répèterai plus, au public de patienter un peu. Springsteen habitué à la scène reste décontracté. Après ces quelques minutes de pause, il reprend plus furieusement encore. Il termine son set, dit "merci" et quitte la scène. . 
*Temps de pause avec Anita Roddick et une personne d'Amnesty qui viennent annoncer une surprise : la venue de Sa Sainteté le Dalaï Lama pour quelques mots. Une ovation du public l'accueille. Les gens assis se lévent, tout bery est debout. Il entre humblement sur scène en saluant les mains jointes comme il le fait toujours lors des réunions publiques. Puis en anglais il dit qu'en tant que moine bouddhiste, il n'est pas habitué à ce genre de musique mais que vu la joie qu'il peut lire dans les regards, il peut dire que cela doit être un évènement important pour nous. Il ajoute que les personnes devant lui seront les défenseurs des droits de l'homme au XXIème siècle. Son discours portent ensuite sur le respect et la compassion que l'on doit avoir envers son prochain. Cinq minutes qui réchauffent le coeur du public. Il sort sous les acclamations, se retourne et salue avec les mains jointes bien hautes au-dessus du front. . *C'est Tracy Chapman à qui revient la difficile tâche de prendre le relai, mais elle est accueillie chaleureusement par le public. Elle ne vend pas beaucoup de disques en France et peut-être même en Europe, mais c'est la defenseuse des droits de l'homme qui est saluée.
Elle commence son set de 6 titres en s'accompagant durant la première chanson de l'instrument de musique aborigène. Il y aura, entre autre Fatest Car, Hold You In My Arm. Elle présente la dernière chanson, Revolution, avec quelques mots :"I wrote this song when I was 16. I believed we can change the world. Now I am older. And I still believe we can change the world." Ce qui est salué par beaucoup d'applaudissement de la part du public. Revolution se terminera en triomphe pour Tracy. . *De nouveau entre-acte pendant que les techniciens changent le matériel sur scène. Kassav' reprend ensuite le flambeau. 
Leur zouk (musique des antilles françaises) chanté en créole et en français, chaleureux et rythmé, surprend un peu le plus public plus rock. Néanmoins, c'est une musique de fête et le public réagis au quart de tour sous les sollicitations du groupe. Quatre chansons et un meddley pendant lequel Orleando Paleo les rejoint. Son extraordinaire solo de percussions époustouflera le public qui saluera cette musique du soleil. Nouvelle pause. Il semble maintenant qu'elles seront de plus en plus nombreuses et longues. . *Bruce Springsteen arrive sur scène et introduit en français, en s'aidant d'un bout de papier, Peter Gabriel. Celui-ci commence par Rain Down. Puis il fait allusion à Pinochet, il est applaudi. 
Youssou N'Dour arrive sur scène, et ils chantent une nouvelle chanson. Ce court set de trois chansons se termine, toujours avec Youssou, par un superbe In Your Eyes, qui s'étire et vous prend aux tripes. Peter et Youssou dansent, traversent la scène en courant, dialoguent en chantant dans un duo poignant. Le public est comblé. A la fin de la chanson, en regardant les écrans, je cois voir que Youssou pleure. Ils sortent de la scène en courant, mais le public continue à applaudir et demande leur retour sur scène. Il n'en sera rien et ce sera une nouvelle pause. Assez longue. . 
* Shania Twain arrive. Elle chante son dernier hit, puis une autre chanson. Musique FM américaine. Le public écoute poliment. Elle s'en va rapidement. Nouvelle pause, ces arrêts cassent le rythme et commencent à devenir ennuyeux. Enfin Alanis Morisette arrive avec une chanson aux guitares saturées. Cinq chansons, elle finira par Thank You. Peut-être est-ce parce que je n'accroche pas à cette musique mais je trouve qu'il manque de l'émotion, ou peu-être est-ce à cuase de la comparaison qui se fait après le formidable passage de Gabriel et N'Dour. Puis les longues pauses et Shania Twain ont refroidi l'atmosphère. Mais Morisette est une bonne chanteuse et une bonne musicienne, et l'accueil du public est chaleureux, surtout à la fin. Elle en est émue. . 
* De nouveau une pause. Un violoncelle est installé sur scène. Ce ne sera pas Radiohead qui va suivre. En effet, c'est Jimmy Page et Robert Plant. Je n'aurai jamais cru qu'un jour je verrais Led Zeppelin sur scène ! Enfin, la moitié mais la moitié la plus importante. J'ai vu Kraftwerk sur scène, Page & Plant, Radiohead. Je peux mourrir demain ! Demain seulement car il faut terminer la soirée. Et quelle soirée : Le Dalaï Lama, Gabriel et N'Dour, Page & plant et Radiohead ! Des personnes qui comptent, de beaux souvenirs. Le 10 décembre 1998 restera une grande date. Je n'oublie pas l'action en faveur des droits de l'homme, elle sera pour demain. Mais revenons à Page & Plant. Ils arrivent tout de noir vétus. 
Dès les premiers accords, Jimmy page montre à tous ceux qui sont passés sur scène comment on joue de la guitare. Dès les premières notes, Robert Plant montre comment on chante : puissance modulée et subtile (et non beuglement comme c'est la mode américaine). Les premiers mouvements dans la foule au pied de la scène commencent avec eux. Des titres superbes. Le rock conserve quand on a la foi, et cela fait plaisir de les voir revenir en forme. Le public réagit aux moindres sollicitations de Plant. Au milieu de leur passage, Robert Plant fait les remerciements d'usage mais surtout espère que les personnes haut placé se montreront plus sensibles aux droits de l'homme. Puis ils enchainent sur Hangman. Superbe. Authentique. 
Du génie tout simplement. Ils terminent après la cinquième chanson, disent merci et au revoir. Simplement. Pourtant ce sont des légendes du rock. . *On annonce une pause de vingt minutes. Le matériel de Radiohead est installé. Enfin ! Il est 23h30 quand la haute silhouette de Ed se laisse deviner dans la pénombre. Ils entrent sur scène. Au volume des applaudissements, c'était visiblement le groupe le plus attendu de la soirée. Ils commencent par Lucky. Ed dans son eternel "combat trouser" avec un tee-shirt représentant un casque des forces impériales de Star Wars. Il porte les cheveux un peu plus longs que d'habitude. Thom est inchangé, portant une chemisette, et toujours cette courte barbe. Jonny dans un superbe tee-shirt rouge. 
Colin tout de noir vêtu, ainsi que Phil. Ils sont en forme. Comme d'habitude égaux à eux-mêmes, excellents musiciens mais l'émotion est là. Ils se donnent à fond. Avec eux aussi, authenticité et sincérité. Pas de tricherie. Ils supportent sans problème de passer après Page & Plant. Ces derniers représentent le passé et le présent du rock. Radiohead est le présent et le future du rock. Le meilleur groupe sur scène (et sur disque). . 
*"[Radiohead took] me on board their beautiful ship, show me the world as I'd love to see it. I'd tell all my friends but they never believe, they'd think that I finally lost it completely...But I'd be allright" Ca y est , je suis retombée dans le trou de l'espace-temps qu'est un concert de Radiohead, emportée haut et pénétrée par leur musique et leur énergie. Et je ne suis certainement pas la seule, car Lucky a suffit pour que le public de Bercy soit conquis, en délire, ravi. Et cela va continuer. Les premiers accords de Karma Police font redoubler les applaudissements. Malgré la puissance du son, le public arrive à chanter et reprend en un choeur vengeur "this is what you get". Inutile de le redire, et je ne le répèterai plus par la suite, les applaudissements sont très fournis. Sans parti pris, vraiment en toute honnêteté, Radiohead est le groupe le plus applaudi de la soirée, même si Gabriel et N'Dour et Page & Plant ont aussi enthousiasmé le public. . *En attendant, le bruit des applaudissements continu sur l'intro de la troisième chanson : Exit Music (for a film), mais quand Thom chante seul accompagné de sa guitare, l'émotion prend Bercy à la gorge. Un silence se fait, 17000 personnes se taisent. C'est la première fois de la soirée. L'étrange (et mauvaise) acoustique de la salle fait résonner la voix de Thom comme un chant religieux dans une cathédrale. De l'émotion pure. A la manière typique d'un concert de Radiohead, après un moment plus "calme", ils enchainent avec Talk Show Host, en passe de devenir un classique de la scène. Pas de ratés cette fois, mais toujours ce formidable final avec Ed abusant de la pédale wah-wah, Jonny des claviers et ce formidable délire de notes de la part de tous. Un autre classique suit : My Iron Lung. . *Quand je dis "classique", je ne veux pas dire que les concerts de Radiohead sont devenus routiniers. 
Ed fait toujours de grandes enjambés et des bonds impressionnants, et sa sensibilité transparait dans les passages les plus émouvants. Jonny est toujours aussi plié en deux sur sa guitare pour mieux la torturer et en sortir ses sons uniques, il fait de même avec tous les instruments qui passent à sa portée sur scène; ou quand il n'a pas à jouer, il reste immobile (à quoi pense-t-il? que regarde-t-il ?). Colin, calé dans son coin de scène, s'éclate avec toujours autant de conviction, particulièrement sur le "rain down" de Paranoid Android dont il semble ne jamais vouloir se lasser. Phil maintient toujours la tête baissée dans ses cymbales et la musique du groupe avec sa rythmique sans faille. Et Thom ? Thom, sa voix sure et belle, chantant les yeux mi-clos, véritable médium qui nous permet de communiquer avec leur musique. 
Toujours la même chose alors ? Non, car il y a cette émotion, ce don de soi que le public reçoit et ressent et qui est sans équivoque. Un concert de radiohead, c'est ce que l'on doit appeler une expérience transcendentale ! . *Ensuite Fake Plastic Tree. Thom avec sa guitare...Superbe ballade que le public reprend en choeur. Puis comme sur The Bends, c'est Bones qui est enchaîné. "Prozac pain killer" chante rageusement Thom. Il joue avec les premiers rangs du public. On sent qu'il est en confiance. Les chansons s'enchainent très vite. Les guitaristes récupèrent leurs guitares, tout est réglé. Thom n'est pas très bavard. Il dit simplement "bonjour", "merci", surtout "thank you" entre chaque chanson. Il s'essayera à un "ça va?", ajoutant immédiatement en anglais que c'était le seul français qu'il connaissait. Avant Karma Police, il a quand même été plus long : "We are a band called Radiohead and we are here for Amnesty International". Etrange cette façon de rapeller qui ils sont, car ce n'est vraiment pas la peine. Je pense que c'est simplement de la modestie (bien placé). Tout comme hier, à la conférence de presse, Colin a rapelé en répondant à une question : "mon frère et moi nous somme dans un groupe appelé Radiohead" ! . 
* Ed et Colin se sont rejoints au centre de la scène, No Surprises commence. C'est visiblement un titre aprécié du public. Certainement que cette chanson lui parle beaucoup. Thom annonce Paranoid Android, nouveau délire d'applaudissements. Sous les lumière stroboscopiques le public devant la scène est hypnotisé, tous les regards tournés vers ce groupe fascinant. Quand Thom chante "rain down", le public est envouté. "God loves his children. Yeah !" Sur les premiers accords de la dernière partie, Ed fait un bond impressionnant. A la fin de la chanson, le public est épuisé et en délire. Avant de commencer la chanson suivante, Thom la dédit au droit de l'homme, mais il parle vite, en anglais et sur les applaudissements du public qui n'a pas fini de montrer son enthousiasme. Beaucoup de personnes n'ont pas compris ce qu'il a dit et il n'y a pas beaucoup de réactions. Alors Thom ajoute que nous en avons peut-être assez d'entendre ce genre de discours. Une réaction tout à fait typique de Thom, mais c'est pour cela que on l'aime. 
De toute façon, les discours n'ont pas leur place ce soir, les membres de Radiohead ont préféré utiliser les interviews pour exprimer leur point de vue. Street Spirit commence. "Immerse your soul in love". Ed est ému. Le public pris aux tripes, la musique le pénètre. A la fin de la chanson, Thom dit merci et au revoir. Ils saluent tous et quittent la scène ainsi. Non ce n'est pas possible ! Le public applaudi mais surtout demande leur retour sur scène. Longtemps. Plus longtemps que pour Gabriel et N'Dour. Mais rien n'y fait. Ce n'est pas le style du concert de ce soir. . *0h20 tout est terminé, il faut revenir sur terre. Une partie du public épuisée, ayant eu ce pour quoi elle était venue, s'en va. Pourtant Peter Gabriel et Youssou N'Dour reviendront pour un toujours superbe Shaking The Trees. Puis, accompagnés de Tracy Chapman et de la chanteuse de Kassav', ils terminerons avec 7 Seconds. Enfin Asian Dub Foundation termineront la soirée.
Set list 
Lucky, 
Karma Police, 
Exit Music (for a film),
Talk Show Host, 
My Iron Lung, 
Fake Plastic Tree, 
Bones, 
No Surprises, 
Paranoid Android, 
Street Spirit [fade out]
Radiohead,
" Le concert d'Amnesty International en faveur des droits humains à Paris sera notre unique apparition devant le public européen cette année. Nous espérons que ce sera un moyen efficace de soutenir Amnesty International dans son travail concret de promotion des droits humains inscrits dans la DUDH. Sans l'action d'organisations comme Amnesty International, la déclaration ne serait que pure rhétorique".
THOM: 'OUR PROBLEMS ARE UTTERLY, UTTERLY IRRELEVANT' 
Thom Yorke has revealed that performing at the Amnesty International gig is a way of "addressing my guilt, I guess". 
In a recent interview, on UK's Channel Four news he said: "Radiohead came out of the grunge culture of complaint. I think we've grown up and it's dawned on us that our problems are utterly, utterly irrelevant and it's offensive to have them rammed down your throat on MTV.
Thom Yorke, who has always maintained a resolutely anti-rockstar attitude, also attacked the cliches of rock star celebrity: "What I find really offensive is the way our culture - once anyone has any degree of success - gets into the realms of Hello magazine 'Have a look at our glamorous lifestyle that you should all be aspiring to - come look the homes of the rich 'n' famous and look at them doing charlie in the toilets. This is your future - this is success'."
He said he felt comfortable using his celebrity to help the cause of Amnesty International: "I don't really use it for anything else.".
LE PROGRAMME DU CONCERT
10 décembre 1998
Le Palais Omnisport
de Paris Bercy
Peter Gabriel
Bruce Springsteen
Tracy Chapman
Asian Dub Foundation
Axelle Red
Shania Twain
Kassav' et Orlando Poleo
Alanis Morissette
Jimmy Page et Robert Plant
Radiohead
Youssou N'Dour
Youssou N'Dour + Peter Gabriel
ED O`BRIEN & PHIL SELWAY interview
Interview (4/12/98) sur OUI FM 102.3 (http://www.ouifm.fr/)
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Ed :"ce que l'on fait est vraiment très peu de choses par rapport au travail d'Amnesty International. Et si les fans de Radiohead ne connaissent pas Amnesty International et la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, et d'un seul coup ils sont enfin au courant. Et bien, c'est bien." car je crois que c'est le message qu'ils ont voulu faire passer dans toutes leurs interviews. Ou dans la pge de la conférence de presse : "Il [Colin] indique que si ce concert amenaient certains fans de Radiohead à s'interroger voir même à s'engager avec AI, comme eux le font à Oxford, les membres de Radiohead en serait heureux.".
Quels sont les articles de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme qui vous ont le plus marqué ?
Phil: "Article 26 : 1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. 2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. 3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants." Quand nous repensons à nos propres années d'école, nous avons eu de la chance puisque nous avons eu une éducation privilégiée. Mais même dans ce contexte, on a constaté un véritable manque d'éducation au niveau de la Déclaration des Droits de l'Homme. Je ne savais rien de cette Déclaration jusqu'à ce que je devienne un membre d'Amnesty International, il y a sept ans. Et je pense que l'éducation est vraiment au centre de la construction d'une meilleure société.
Ed : C'est assez ironique de constater que lorsque la Déclaration a été signée en 1948, un des objectifs des états membres qui ont signé la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme était de promouvoir ce texte activement. Il aurait du être dans toutes les écoles, dans tous les endroits publiques. Ce texte est supposé être une charte de solidarité et d'assistance pour le monde. Nous venons du Royaume-Uni qui est supposé être une démocratie libérale, et nous n'étions pas informés de ce texte jusqu'à ce que nous devenions membres D'Amnesty International.
Phil : C'est exact. 
Un autre exemple ?
Ed : L'article 23, par exemple. Je ne le connaissait pas. "Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage." Nous vivons à une époque où le chomage et l'énorme nombre de chomeurs vont de soit. Le gouvernement et les électeurs considèrent que cela est normal. Et sans même parler des conditions de travail dans plusieurs pays développés ou en voie de développement qui sont absolument accablants. Les gens devraient avoir au moins conscience de l'existence de cette Déclaration. Du moins en avoir facilement accès. Savoir que quelque part des gens sont au courant parce que la plupart du temps, ils ne sont pas au courant de l'existence de ce texte.
Il y existe une certaine hypocrisie de la part des gouvernements. Qu'en pensez-vous ?
Ed : Je n'arrive pas à trouver un pays qui n'est pas ignoré les droits de l'homme. Peut-être la Suède, ils sont plutôt actifs. Ils ont toujours beaucoup travaillé pour l'humanitaire. Ils ont été le premier gouvernement à vraiment se mobiliser pour une aide d'urgence à l'Amérique Centrale après l'ouragan Mitch. Tu parles de l'Angleterre, mais quand on pense à l'héritage de l'empire en 1948 quand la Déclaration a été signée, nous avions toujours les vestiges de l'empire britanique. Nous sommes d'énormes hypocrites. Les gens continuaient à être assassinés par des anglais et ce dans leurs propres pays. 
Le gouvernement Blair devait mener une politique étrangère éthique, mais nous n'avons vraiment aucune preuve de cela. Parce qu'une grand partie du problème, c'est que aujourd'hui tout est basé sur le business. Par exemple en Birmanie, il y aurait du avoir une cessation totale des échanges commerciaux. C'est ce que avait annoncé le gouvernement. Il n'en a rien été. En fait il y eu des négociations relatives à l'exploitations des minéraux et du gaz. Nous sommes aussi coupables que la France, et parfois même nous sommes encore plus hypocrites. La Grande-Bretagne participe a beaucoup d'événements caritatifs. Ils disent soutenir de grandes causes humanitaires mais en fait ils ne font rien pour les soutenir concrètement.
Phil : Il y a aussi un gros problème au niveau de l'immigration. Les chances aujourd'hui pour quelqu'un d'obtenir l'asile sont assez minces. Et si ils obtiennent cet asile, il existe des mesures aujourd'hui pour qu'on puisse les jeter à la rue sans aucunes aides financières. Et ça ce n'est surement pas un bon signe pour une société soi-disant civilisée.
L'Angleterre a eu dernièrement une volonté d'action avec l'affaire Augusto Pinochet.
Phil : Oui... Oui, c'est bien. Heureusement, c'est une juste une position qu'à pris la Grande-Bretagne. Cela ne va pas forcément influencer d'autres pays. Et en tout cas il n'y a pas de quoi pavoiser, il y a encore beaucoup d'autres vices de fabrique, si je puis dire, au Royaume-Uni.
Certains pourraient penser que cette implication pourrait avoir d'autres objectifs que l'humanitaire. C'est facile d'utiliser les médias quand on est un group connu, non ?
Ed : Totalement, je pense que c'est vrai. En fait en tant que groupe nous sommes pas vraiment connu. Il y a dix ans nous étions très cyniques à ce propos. Et quoi qu'on fasse toute façon il y aura toujours des cyniques. Mais tant que tu le ressens, que tu le fais pour de bonnes raisons, que tu es vraiment convaincu alors peu importe ce que les gens peuvent dire. Parce que au fond tu dois vivre avec les décisions que tu prends. Et je pense aussi que le cynisme viens beaucoup des années 80. A l'époque il y avaient beaucoup de groupes qui s'impliquaient dans toutes sortes de causes. Beaucoup d'entre eux le faisait pour de bonnes raisons, mais de temps à autre on découvrait que tout cela était par pure publicité. En fait, ils faisaient leur promotion pour vendre plus de disques. C'est vrai un groupe pouvait jouer pour une bonne cause un jour puis après aller jouer à Sun City en Afrique du Sud pour des millions de livres. 
Il y avait une sorte d'hypocrisie. Aujourd'hui nous allons vers un autre extrème, les groupes en Angleterre sont très cyniques à l'idée de s'engager dans quoique ce soit. Pour nous, c'est plutôt "fuck it" : si tu crois vraiment aux choses que tu défends, tu te demandes comment, pourquoi être actifs, où peut-on aider vraiment Amnesty International. Nous voudrions vraiment nous engager. C'est Amnesty International, une organisation réellement active. Et on trouve que cela a vraiment un sens. Bien sur, les gens vont jaser : Radiohead pour qui ils se prennent maintenant qu'ils sont un groupe connu. On s'en fout, ce que l'on fait est vraiment très peu de choses par rapport au travail d'Amnesty International. 
Et si les fans de Radiohead ne connaissent pas Amnesty International et la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, et d'un seul coup ils sont enfin au courant. Et bien, c'est bien. Personnellement j'ai connu Amnesty International grâce au "Bal Secret des Polices" avec John Cleese, un des acteurs des Monthy Pyton, en 1980. C'étaient des comédiens, on s'est demandé pourquoi ils le faisaient et c'était simplement pour Amnesty International. Et que l'on aime cela ou non, ce qui se passe aujourd'hui et bien on a le droit d'en faire partie. ----------------------------------------------------------------------------

Thom Yorke Channel 4 UK

"I can't really remember how I got involved, I mean, it's, erm, by default really. You couldn't really help it if you're on a plane all the time and you're going to these places and you're staying in posh hotels and you're not really seeing anything. After a while, you kind of think, well, there must be, er, there must be something going on, this is wrong. People have decided that they haven't got any power and that's the end of it
 
"The strength of what Amnesty does and the strength of the Declaration of Human Rights is it actually empowers people to know what their rights are. Has it worked? No, obviously it's not worked yet. It's something to aspire to.
"Ngawang Sangdrol is a Buddhist nun who believes that Tibet should be independant from China. She's been sentenced to 18 years imprisonment by the Chinese authorities for shouting slogans such as "Free Tibet", singing pro-independance songs and participating in peaceful demonstrations. There is now serious concern for her health.'
"Should I use celebrity to highlight issues such as, er, human rights? Um,I don't really use it for anything else cos..er, I...don't. I'm not very comfortable with it [he gives a slight semi-laugh here]. Um, what I find, um, really offensive is the way that, um, our culture sort of, um, er, wants anyone who's got any degree of success...um, you know, you get into the realms of HELLO magazine. It's like, come and look at our glorious lifestyle [here he sorta gestures with his arms in a sort of beckoning way] that you should all be aspiring to, you know, come and look round the houses of the rich and famous, you know, um, come and watch us, er, doing Charlie in the toilets. This is, this is your future. This is what you should be looking for, you know. This is success, this is what we're all aiming at. And..and it's fucking [obviously, I lip-read that part] obscene, frankly.
"Radiohead very much came out of the culture of complaint, you know. Um, er, the X-Generation as they liked to call it for a while. Um, but I think that all them people have, have...they've grown up, you know. We've all grown up. And it's slowly dawned on us that our problems are utterly and utterly, utterly irrelevant, and it's utterly offensive to have them hammered down your throat on MTV. I totally, I totally feel responsible for that.
"The Amnesty gig is a way of, in a very small way, [semi-laughing again] trying to redress my guilt, I guess.
"Yeah, I feel lucky that I'm allowed to speak my mind and write what I like, um, absolutely what I like, um, because I'm conscious of the fact that 99%..of people are not able to do that and an awful lot of people will get shot or tortured simply by doing just that in a lot of other countries around the world
Secrétariat général d'Amnesty International

By Laurence Boisnard. PARIS. Conference de Presse
Especial IndyRock-Radiohead
Alanis Morissette, Anita Roddick (présidente de Body Shop), Pierre Sané (président d'Amnesty International), Jonny, Colin et Tracy Chapman.
Fotos: Laurence Boisnard - IndyRock
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*La conférence de presse des artistes participant au concert d'Amnesty International se tenait au Hard Rock café à 17 heures. Mauvais choix pour l'horaire car à cette heure-ci les embouteillages du soir commencent à Paris. Néanmoins j'avais réussi à arriver assez tôt pout pouvoir choisir une place sur l'estrade du bar qui faisait face à l'estrade où se trouvait la table des invités. Je me calais bien en face de l'étiquette marquée Radiohead. De gauche à droite ces étiquettes indiquent : Axelle Red , Kassav', Shania Twain, Alanis Morissette, Peter Gabriel, Anita Roddick, Pierre Sané, Radiohead, Tracy Chapman, Youssou N'Dour, Orlando Paleo. Les professionnels arrivent : photographes, caméramen, presse écrite.... Le temps passe et on sent bien que la conférence ne vas pas commencer à l'heure. Quelqu'un vient réarranger les étiquettes : Orlando Paleo va à côté de Kassav' et Axelle Red change de place pour se retrouver avec Shania Twain. Youssou N'Dour et Peter Gabriel disparaissent. Il n'y a pas Bruce Springsteen, il passe sur une télévision française à la même heure pour promouvoir son dernier CD. Une rumeur circule : le ministre de l'intérieur britannique vient d'autoriser l'extradion de Augusto Pinochet. De bonnes nouvelles. Enfin quelqu'un vient annoncer que la conférence allait commencer vers 17h20, mais finir quand même à 18 heures car les artistes devaient repartir pour les répétitions. Le déroulement de la conférence est aussi annoncé : deux (2 !) minutes pour prendre des photos au début puis intervention de Pierre Sané pour Amnesty International, de Anita Roddick pour Body Shop, et enfin questions, mais courtes. Un petit silence de soulagement parmi les journalistes, les invités arrivent enfin. Un peu dans le désordre, ils s'assoient derrière leurs étiquettes respectives et le crépitement des flashs commence. . *Pour Radiohead, c'est en fait Colin et Jonny qui sont venus. Ils parlent tous les deux français, cela a peut-être été la raison de ce choix. Jonny est assis à la gauche de Pierre Sané, puis il y a Colin, qui discute aimablement avec Tracy Chapman à sa gauche en attendant que la conférence commence vraiment. Pendant toute la conférence, un peu serré, Jonny se tiendra légèrement en retrait, bien droit sur sa chaise et les mains sur les genoux comme un écolier sage. Il regardera plutôt la table mais observera de temps en temps la salle.
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Colin sera plus agité, buvant beaucoup d'eau, et se passant la main sur le visage comme quelqu'un de fatigué, ce qu'il a l'air effectivement d'être. Les deux minutes sont passées, les photographes partent du devant de l'estrade, et la conférence commence vraiment. Pierre Sané, pour Amnesty International, prend la parole en français. Il commence par souligné l'importance de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Il indique que le cinquantenaire était vu comme une commémoration en l'honneur de tous ceux qui sont morts ou ont lutté pour les droits de l'homme, mais que ce sera quand même une célébration avec cette dernière information concernant le cas Pinochet. 
Il remercie Body Shop qui montre que l'on peut être une entreprise rentable et en expansion et respecter les droits de l'homme. Enfin il remercie les artistes. Anita Roddick prend la parole en anglais pour Body Shop. Elle indique combien les droits de l'homme sont importants pour son entreprise. Elle remercie les artistes, en soulignant que l'industrie musicale est celle qui est toujours présente pour soutenir les droits de l'homme. Enfin les questions commencent. La première est pour Pierre Sané et concerne Pinochet. Il y aura ainsi plusieurs questions sur ce sujet auquel il répondra longuement. 
Voyez les communiqués de presse d'Amnesty International pour connaitre la position de cette organisation. Après la télévision canadienne est la plus rapide et la première question est pour Alanis Morisette. Elle répond qu'elle se sent humble et honorée. Surement de la sincérité mais pas baucoup de conviction dans sa réponse. Tout comme dans celle de Shania Twain un peu après : elle se sent elle flattée et honorée. Tracy Chapman répondra a une question générale sur Pinochet. Plus de conviction ici et elle a été dans les premières à soutenir AI. Une question polie sera poser au deux représentants de Kassav' qui ont failli être oubliés. La chanteuse soulignera que 1998 est aussi l'année du 150ème anniversaire de l'abolition de l'esclavage en France. L'intervention d'Axelle Red sera émouvante. 
Elle tenait vraiment à participer à ce concert par conviction, elle est ambassadrice de l'UNESCO, mais étant enceinte de sept mois, son médecin lui a indiqué le matin même qu'elle ne pouvait pas faire de scène. Elle ne sera donc pas demain à Bercy. . 
*Et Colin et Jonny ? Ils sont intervenus, trois fois en tout. Mais on sentait qu'ils auraient été plus souvent sollicité si la conférence avait été moins courte. Tous les deux avaient préparé leurs textes, et ils les ont plus ou moins récités, répondant parfois en partie à côté des questions. Mais c'était pour exprimer clairement la position de Radiohead. La première intervention est de Colin après une question générale de journalistes chiliens sur le cas Pinochet. Colin répondra entièrement en français ! Au point que des journalistes anglais demanderont à ce qu'il répète ce qu'il a dit en anglais, ce qu'il ne fera pas vraiment. Après une rapide phrase sur Pinochet, Colin enchainera sur l'importance du travail d'AI. Et que l'homme ne doit pas être considéré seulement en terme de paye, mais dans tous ses droits. 
Colin parlait en français sous le regard "effaré" de Jonny qui le regardait fixement. Soit il trouvait que son frère disait des bétîses, soit plus problablement il essayait de comprendre et s'inquiétait du fait de devoir lui aussi répondre entièrement en français. Cela fait plusieurs interviews que j'entends de Colin et je trouve que son français est de plus en plus fluide. La seconde intervention sera de Jonny suite à une question d'une journaliste anglaise sur le fait que ce concert est le seul en Europe cette année. La dernière intervention est de Colin. Il commence en français puis termine en anglais, il est vraiment trop fatigué. Il souligne l'importance de l'engagement individuel dans des causes comme celles soutenues par Amnesty International. Il indique que si ce concert amenait certains fans de Radiohead à s'interroger, voir même à s'engager avec AI, comme eux le font à Oxford, les membres de Radiohead en serait heureux. . 
*18 heures précises, quelqu'un fait un signe, la conférence s'arrête. les invités se regroupent au centre de la table pour une dernière photo tous ensembles. 

Colin et Jonny sortent rapidement et s'engouffrent dans un taxi. A demain donc pour le concert...



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